D’une rive à l’autre …

par | Sep 10, 2020

Accepter nos retournements intérieurs
pour entrer sur cette Nouvelle Terre d’Accueil
(suite à l’Article sur la Tenue des Contraires)

Aujourd’hui, chacun d’entre nous est appelé à se renouveler, à éveiller sa fonction héros et à participer à plus de création. Nous sommes tous invités à nous verticaliser par l’expression de notre propre signature.
Ainsi au coeur de notre vie, lancés en quête d’une part de nous-même, cette mise en mouvement s’enclenche lors d’une tenue des contraires entre :
–  notre état de royauté intérieure, cette part divine qui nous habite
– et la condition “souillon” des contes, c’est à dire notre condition humaine.

C’est bien cette tenue des contraires entre le subtil et le dense, qui nous oblige à faire face. Moteur de notre évolution, elle nous tiraille entre les valeurs spirituelles qui sont nôtres et le concret pragmatique de nos vies. C’est bien notre choix de faire alliance avec ses deux extrêmes, entre dense et subtil
– qui nous aide à mourir à nos anciens stéréotypes,
– qui enclenche notre fonction héros et nous lance à la découverte de qui nous sommes vraiment, par ce réel désir d’une nouvelle dynamique.

Oser nous dévoiler, nous renouveler par-delà l’inconfort, avec audace, motivation et persévérance, nous permet de tracer le sentier en allégeance à notre « Seigneur », vraie noblesse de notre royauté intérieure.

Toutefois, apprendre comment sortir de l’emprisonnement de notre condition “souillon”, de nos automutilations, exige que nous venions à poser un choix, le choix du retournement.

Poser ce choix du retournement lors d’émotions-chocs c’est :
– admettre que la vie nous éveille à un autre regard
– adopter le postulat que tout est juste,
car la vie ne cherche pas à être notre ennemie, mais nous offre des événements, des circonstances qu’il convient de décrypter et qui sont autant d’alliés pour grandir sur le sentier. 

Par-delà nos périphéries, l’événement invite à grandir à la rencontre de sa qualité centrale, et parfois, il nous oblige à lever les voiles de nos maladresses pour entendre l’appel de l’âme dont l’événement reste messager.

Accepter le retournement c’est :
– abandonner les résistances d’un corps qui souffre,
– abandonner l’idée d’avoir raison, de combattre, de se justifier et de vouloir imposer son regard,
– se laisser habiter et entendre la justesse de la vie en soi et en l’autre.
– vivre en allégeance au divin,
– ne plus rester en périphérie de nos désirs personnels.
Laisser ainsi retentir au cœur même de l’appel, cette guidance intérieure à plus grand que soi, au service de la vie.

Enfin, accepter le retournement, revient à placer l’Homme tel un arbre à la rupture des eaux *, en tant qu’interface entre les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, entre l’accompli et le non-encore-accompli !

C’est ici que le Conte nous guide. Il nous révèle de manière pragmatique le processus de création et les lois ontologiques qui s’y rattachent.
Au quotidien, au contact de son vécu, le Conte tout comme le Mythe rend accessible le passage du pont, de notre corps de personnalité à la richesse de l’âme et de ceJe suis”, en allégeance à notre royauté intérieure...

Si vous souhaitez nous rejoindre pour ces travaux, n’hésitez pas à prendre contact. Dès le mois d’Octobre nous clôturons jusqu’au solstice d’hiver, l’atelier-découverte mensuel en visio, sur le thème de la royauté intérieure. Alors si le coeur vous en dit, au plaisir de faire connaisance.

* voir 1er psaume, traduction Annick de Souzenelle.