Ce germe de vie, Unique à chacun d’entre nous !

par | Fév 10, 2020

Voici plus de 30 ans que j’utilise le Conte Merveilleux au service de l’Être. A présent, je souhaite partager à plus grande échelle le fruit de ce travail et les multiples cadeaux qu’il me permet aujourd’hui encore de recevoir.

Nous avons tous un germe de vie, qui ne réclame qu’à prendre racine en terre et à fleurir durant notre incarnation. Le mien se fit connaître lors de mes 7 ans. Ayant à peu près maîtrise de la lecture, et soif de mieux comprendre l’Homme, je pris le risque de m’aventurer dans le bureau paternel, en son absence. Prenant un de ces gros volumes Larousse, en cuir noir, allant de la préhistoire jusqu’au 20ème siècle. Je fus rapidement réduite à l’impuissance face à ces noms énigmatiques. Je refermai l’ouvrage quand mes yeux tombèrent sur un dossier beige, cartonné, à lanière textile, dans le bas de la bibliothèque… Malgré mon éducation, transgressant déjà l’autorité paternelle en m’étant glissée en ce lieu, comment me suis-je permise de l’ouvrir ? À ce jour, la question reste encore entière … Le dossier contenait en tout premier, une photo toujours présente à mes yeux … celle d’un charnier avec des cadavres squelettiques entassés, dont je compris la provenance. Le matricule de mon père sur l’avant-bras gauche et son silence en tant que résistant évadé de camp de concentration, prenaient violemment sens. Mon combat serait de participer à redonner à l’homme sa dignité ! Depuis, par-delà toute adversité, handicap, deuils multiples, je n’ai eu de cesse de poursuivre ce sentier.

Nous sommes tous uniques. Dans les évènements de nos vies, que nous soyons bourreau comme victime, au cœur de l’être, nous contenons en sommeil un véritable joyau : le germe de vie de notre futur état de royauté. Pour l’éveiller, les anciens nous ont laissés, une perle : le Conte Merveilleux. Chacun de ces récits porte en lui une quête, pour parvenir aux épousailles intérieures, au mariage du prince et de la princesse. Ainsi le Conte s’adresse à notre Enfant intérieur, appelé à grandir, à se muscler jusqu’à devenir Héros de lui-même dans le plus grand des anonymats. Le moment venu, ce Héros sera reconnu par ses pairs comme héritier du royaume, c’est-à-dire comme ayant acquis une maîtrise suffisante pour mener en cohérence, pensée, parole et acte.

Pour ce héros, le prérequis essentiel est d’apprendre à se vivre comme interface entre son propre royaume et le monde de fécondité. Il agit au service de son royaume, se rend en toute circonstance, capable d’innover, de chercher solution et résultat, là où d’autres pourraient ne voir que problème.

Dans cette véritable quête, comme toute tradition, le Conte Merveilleux porte en lui plusieurs niveaux de lecture pour se laisser intégrer. Il nous révèle au quotidien les étapes successives et incontournables, qui nous accompagnent depuis notre fonction héros jusqu’à cet état de royauté intérieure.

Tout conte, comme tout mythe, s’invite à nous forger intérieurement et réclame le respect de ses différents niveaux de lecture qui le rendent opératif dans nos vies. Aujourd’hui par les neurosciences, nous savons que le cerveau ne fait pas de distinction entre le vécu d’une situation réelle et celui d’une situation inventée (donc imaginable). Le Conte Merveilleux était utilisé par nos anciens pour modeler un tracé, un sentier, rendu accessible à l’Enfant intérieur. Ce Tracé devait en héritage, lui ouvrir les portes de son royaume ; être capable de le diriger, de l’orienter. Ici, l’imaginaire, langage de l’âme, permet en posant un visuel de donner existence du virtuel jusqu’au concret de nos vies.

Alors, si le coeur vous en dit :
Rendez-vous le 10 du mois prochain